J'ai vu des milliers de vêtements neufs dormir dans un entrepôt.
Naïla Ferrant
J'avais 22 ans. Je bossais la nuit dans un entrepôt, de 21h à 5h du matin. Mon job : déplacer des cartons.
Au fond, il y avait une allée pleine de palettes emballées dans du plastique. Avec une date écrite au marqueur dessus. Certaines étaient là depuis trois ans. Personne ne les ouvrait jamais.
Un soir, j'en ai ouvert une. Dedans : des manteaux en laine tout neufs, étiquette et antivol encore dessus. Le mien prenait l'eau depuis novembre.
Quatre ans plus tard, j'ai pris mes 6 000 € d'économies et j'ai acheté ma première palette. Velbane est né comme ça.
Naïla, fondatrice de Velbane
Ouvre les cartons.
Voilà à quoi ressemblait l'allée du fond. Trois cartons scotchés, une date au marqueur, et personne pour les ouvrir. Clique dessus.
0 / 3 cartons ouverts
Pourquoi ces vêtements existent.
Une marque fabrique toujours plus de vêtements qu'elle n'en vend. C'est fait exprès : elle préfère en avoir trop que pas assez. Résultat, une bonne partie ne trouve jamais personne. Ces vêtements ne sont pas abîmés. Ils sont juste arrivés trop tard dans la saison.
Sur 100 vêtements fabriqués par une marque…
0 ne trouvent jamais personne. Neufs. Dans un carton.
Pas de dropshipping.
Pas de contrefaçon.
Pas de prix gonflés.
Juste des vêtements de marque que personne n'avait achetés.
Comment on les récupère.
La loi interdit aux marques de jeter leurs invendus. Elles doivent s'en débarrasser autrement, et le plus simple pour elles c'est de nous vendre le lot entier d'un coup. On paie peu, donc tu paies peu. Les vêtements sont neufs, jamais portés, avec leurs étiquettes d'origine.
Le même pull Ami
Tu gardes 0 €
Achète ce qui existe déjà.
Le vêtement le plus écolo, c'est celui qui est déjà fabriqué. Celui-là a passé trois saisons dans un carton. Il attend juste quelqu'un. Une question sur une taille ? On répond en moins de 24 h.